Vous êtes ici : Accueil Équipe>> Enseignant.e.s-chercheur.e.s Sonia Lefeuvre

Sonia Lefeuvre

Sonia LefeuvreSonia Lefeuvre

Maître de conférences en sociologie, à l’université Lyon 2, IUT Lumière.

sonia.lefeuvre@univ-lyon2.fr

 

Notice biographique

 

Mon parcours de recherche s’ancre autour de deux grands thèmes : les questions de démocratisation et de professionnalisation de l’université française, et les problématiques de l’utilisation et des représentations des outils numériques.

 

Parallèlement à mon travail de recherche, j’ai enseigné la sociologie et la méthodologie de l’enquête auprès des étudiants d’AES et de sociologie. J’ai également travaillé en tant qu’ingénieure de recherche au sein d’un Service Universitaire de Pédagogie (le SIAME, à Brest).

 

Recherche en cours :

La réussite des étudiants dans le contexte d’une démocratisation de l’accès à l’enseignement supérieur, cette recherche s’accompagne d’une réflexion épistémologique sur le concept de réussite universitaire.

Utilisation et représentations des outils numériques dans le cadre de la pédagogie universitaire.

 

Mots clefs

sociologie des étudiants, pédagogie universitaire, réussite des étudiants, démocratisation de l’enseignement supérieur, interdisciplinarité, technologie de l’information et de la communication.

Prix

3ème prix du concours national de l’Observatoire de la vie étudiante, mai 2010.

Publications

 

Article de revue à comité de lecture

 

LEFEUVRE S., (2011) « La filière AES, un renouvellement de la professionnalisation et de la démocratisation à l’université ? », Cahiers de la recherche sur l’éducation et les savoirs, Hors Série n°3, juin 2011.

 

Actes de colloque à comité de lecture

 

LEFEUVRE S., (2012) « Nouvelles technologies et adaptation pédagogique, pratiques et représentation des enseignants du supérieur », actes du 10ème séminaire M@rsouin.

 

LEFEUVRE S., (2008) « Démocratisation et professionnalisation de l’université, l’exemple de la filière AES », Sonia Lefeuvre, Actes du Ve colloque Question de pédagogie dans l’enseignement supérieur, volume 1, éditions Telecom Bretagne.

 

Article d’ouvrage collectif

 

LEFEUVRE S., (2007) « Poursuite d’études et engagement conjugal en situation d’hypogamie », L’inversion du genre, sous la direction d’Yvonne Guichard-Claudic, Danièle Kergoat et Alain Vilbrod, PUR, Rennes, p. 83 à 95.

 

Compte-rendu de lecture

 

LEFEUVRE S. (2006) Compte rendu de « L’inflation scolaire, les désillusions de la méritocratie (livre) Duru-Bellat Marie, (Seuil, 2006) », Les Cahiers de l’ARS n°4, Brest.

 

Article en ligne

 

LEFEUVRE S., (2009) « Le téléchargement chez les adolescents » article en ligne site M@rsouin, http://www.marsouin.org/IMG/pdf/telechargement_adolescents.pdf, février 2009.

 

Cahier de recherches

 

LEFEUVRE S., (2010) Nouvelles technologies et adaptation pédagogique. Enquête qualitative auprès d’enseignants du supérieur. Rapport de recherche, ARS (EA-3149) et M@rsouin, financé par la région Bretagne, septembre 2010, 37 pages.

 

Communications


Communications internationales avec expertise scientifique

LEFEUVRE S., CHLOUS F., LACOMBE P., (2013) «Co-constructing scientific questions between scientist and companies” 8th International Conference in Interpretative Policy Analysis Societies in Conflict : Expert, Publics and Democracy, 4 juillet 2013 à Vienne (Autriche).

 

LEFEUVRE S., (2009) « Réussir ses études : éléments de réflexions sur une définition ». Colloque RESUP, Les inégalités dans l’enseignement supérieur et la recherche, juin 2009, Lausanne.

 

Communications nationales avec expertise scientifique

CHLOUS F., LEFEUVRE S., (2013) « Quand les entreprises rencontrent les scientifiques : les modalités de la co-construction des questionnements scientifiques », congrès de l’Association Française de Sciences Politiques, 11 juillet 2013, Paris.

 

 

LEFEUVRE S., DONDEYNE C., (2010) « Le téléchargement à l’épreuve de la loi et de la morale : injonctions contradictoires et ambivalences », Entre licite et illicite, déviance et conformité : les usages détournés des TIC (XXe-XXIe siècles), Maison de la Recherche, mai 2010 Paris.

 

LEFEUVRE S., (2010) « Etre étudiant, une identité à construire », Journée d’études de l’Association Française de Sociologie, RT 4, mars 2010, Paris V Sorbonne.

 

LEFEUVRE S., (2010) « Démocratisation et professionnalisation de l’université : l’exemple de la filière AES », journée d’études, L’européanisation et la professionnalisation de l’enseignement supérieur, quelles convergences ? 14 et 15 Janvier 2010, Université Paris  Descartes, Paris.

 

LEFEUVRE S., (2008) « Démocratisation et professionnalisation de l’université : l’exemple de la filière AES ». Colloque Question de Pédagogie dans l’Enseignement Supérieur, 18 juin 2008, Brest.

 

LEFEUVRE S., (2006) « Intérêt intellectuel, souci d’insertion professionnelle, ou choix par défaut, comment et pourquoi choisit-on de venir étudier en AES et en LEA ? » Congrès de l’Association Française de Sociologie, septembre 2006, Bordeaux.

 

LEFEUVRE S., (2005) « Poursuite d’études supérieures et engagement conjugal : un choix entre le déni du genre ou l’acceptation des rôles sexués. Le cas d’étudiantes brestoises en situation d’hypogamie ». Colloque international, L’inversion du genre, les 18, 19 et 20 mai 2005, Brest.

 

LEFEUVRE S., (2004) « Les valeurs du travail et de la culture chez les étudiants de licence d’AES et de LEA », colloque international de l’AISLF, juillet 2004, Tours.

 

Communications nationales

LEFEUVRE S., (2010), « Entre souci d’insertion professionnelle et désir d’épanouissement intellectuel, la trajectoire des étudiants d’AES et de LEA », présentation de ma thèse de doctorat à l’OVE, prix remis par Olivier Galland, mai 2010, Paris.

 

LEFEUVRE S., DONDEYNE C., (2009) « Les pratiques du téléchargement », présentation de la recherche, 22 janvier 2009, Rennes.

Séminaires de recherche

 

LEFEUVRE S., (2012) « Nouvelles technologies et adaptation pédagogique, pratiques et représentations des enseignants du supérieur », 10ème séminaire M@rsouin, mai 2012, Brest.

 

LEFEUVRE S., (2010) « Les adolescents : téléchargement et gouts en devenir » Journée d’études : attachement et compétences,  Jeudi 17 juin 2010, Rennes.

 

LEFEUVRE S., DONDEYNE C., (2009) « Le téléchargement à l’épreuve de la morale : justification et dénonciation au regard des pratiques », séminaire M@rsouin, 29 mai 2009, Trégastel.

 

LEFEUVRE S., (2009) « Le téléchargement par P2P : pratiques et représentations adolescentes », séminaire P2Pim@ge, le 22 septembre 2009, Rennes.

 

LEFEUVRE S., (2007) « Trajectoire : concept sociologique ou métaphore ? » Séminaire de recherche en sociologie, Les mots de la sociologie. 29 janvier 2007, Brest.

LEFEUVRE S., (2005) « Passé, présent et futur. Le rapport au temps comme variable explicative de la trajectoire scolaire des étudiant(e)s d’AES et de LEA ». Séminaire de sociologie, Penser la complexité des rapports sociaux, 28 février 2005, à Brest.

 

Thèse de doctorat soutenue le 11 mars 2009, à L’université de Bretagne Occidentale, Brest, mention très honorable.

Jury : Jean-Manuel de Queiroz (PR émérite, Rennes 2) Président: Jean-Louis Derouet (PR, Lyon 2) rapporteur et Jean-Emile Charlier (PR, Université de Mons) rapporteur. Philippe Lacombe (PR, UBO) examinateur, Yvonne Guichard-Claudic (MCF, UBO) examinatrice. Alain Vilbrod (PR, UBO), directeur.

 

Entre souci d'insertion professionnelle et désir d'épanouissement intellectuel : la trajectoire des étudiants d'AES et de LEA.

 

A travers cette thèse je propose d’étudier la trajectoire des étudiants inscrits dans deux filières universitaires : AES (Administration Economique et Sociale) et LEA (Langues Etrangères Appliquées). Le choix s’est spécifiquement porté sur ces deux filières car elles ont la particularité d’être à vocation professionnalisante (elles intègrent dans leur cursus une initiation aux pratiques professionnelles, censées répondre aux exigences du monde économique) et universitaires, donc a priori non sélectives, contrairement à la majorité des filières professionnalisantes qui exercent une sélection dès l’entrée. Parallèlement, elles accueillent plus souvent que dans d’autres filières universitaires, des garçons et des filles issus des catégories sociales populaires, et à la trajectoire scolaire moins “linéaire”. Ainsi, ces deux filières illustrent à mon sens l’évolution de l’université française depuis les quarante dernières années : la démocratisation et la professionnalisation.

 

En effet, un détour par l’histoire, permet de rendre compte de l’augmentation des effectifs étudiants ainsi que la mise en place progressive de formations professionnalisantes (IUT, AES, LEA, MIASS… les DESS, puis les licences professionnelles). De fait, il existe une corrélation entre la démocratisation et la professionnalisation de l’enseignement supérieur. Dès lors, quelques questions se font jour. Professionnalise-t-on l’université pour répondre à la demande d’éducation de plus en plus grande ? Est-ce une conséquence de la démocratisation scolaire ? Ou bien, est-ce une sollicitation des acteurs économiques ?

 

Au fond, la question de la professionnalisation de l’université met en exergue les finalités de l’enseignement et les positions politiques, idéologiques des uns et des autres se trouvent confrontées autour de la question du rôle de l’école.

 

La méthodologie employée s’inscrit dans une démarche qui allie quantitatif et qualitatif. En effet, des références statistiques y trouvent leur place ainsi que l’analyse d’entretiens biographiques réalisés auprès de 24 étudiants et de manière longitudinale. Rencontrés une première fois alors qu’ils étaient inscrits en troisième année, j’ai revu pour un second entretien ces mêmes étudiants deux ans plus tard. Des entretiens semi-directifs auprès d’acteurs historiques ayant connu la genèse et la mise en place de ces deux filières ont été menés. Enfin, l’observation participante est également un élément méthodologique employé pour étudier la question de la démocratisation et de la professionnalisation de l’université, à travers l’histoire de ces filières et la trajectoire d’étudiants d’AES et de LEA.

 

En résumé, les leviers qui participent à la professionnalisation de l’université s’entremêlent : l’histoire de la filière AES démontre que des acteurs politiquement et idéologiquement éloignés se sont rassemblés sur ce projet commun. Du côté des étudiants, le choix de la filière AES ou LEA ne répond pas tant à l’injonction d’entrer dans des études professionnalisantes qu’à un désir de suivre des études pluridisciplinaires, censées garantir un éventail de choix d’orientations futures. Par ailleurs, même s’ils sont inscrits à l’université, les garçons et les filles que j’ai rencontrés se reconnaissent assez peu dans ce que l’on pourrait nommer une identité étudiante. Acculturés à l’université, ils ne parviennent pas vraiment à entrer dans le rôle de l’étudiant tel qu’ils l’imaginent. Enfin, c’est au moment de leur entrée dans la vie active qu’ils regrettent de ne pas s’être inscrits dans une filière plus « concrète », imaginant qu’une formation professionnelle aurait facilité leur insertion sur le marché du travail.