Vous êtes ici : Accueil Appel à communication : Colloque "Le moment 68 à Lyon en milieu scolaire, universitaire et éducatif : contestations, mutations, résistances, trajectoires", 30 et 31 oct 2018 - Lyon

Appel à communication : Colloque "Le moment 68 à Lyon en milieu scolaire, universitaire et éducatif : contestations, mutations, résistances, trajectoires", 30 et 31 oct 2018 - Lyon

Colloque

Le moment 68 à Lyon en milieu scolaire, universitaire et éducatif : contestations, mutations, résistances, trajectoires

 

30 et 31 octobre 2018 – Université de Lyon, Lyon 2

 

Contact : yves.verneuil@univ-lyon2.fr

Appel à communication - Cloturé 

LIEN VERS LE PROGRAMME 

 

Mai 68 est un événement protéiforme. C’est une crise estudiantine, mais c’est aussi une crise sociale. Ces crises doivent être elles-mêmes replacée dans le cadre d’une séquence plus longue, le moment 1968, pour reprendre l’expression initiée par Michelle Zancarini-Fournel : car « Mai 1968 est en fait l’épicentre d’une large contestation, galaxie de mouvements sociaux, politiques et culturels très divers, qui se juxtaposent dans le temps et interfèrent avec des transformations structurellement lisibles avant 1968 ». Protéiforme, Mai 68 l’est aussi par l’idéologie portée par ses acteurs (ou du moins ses leaders) : marxistes-léninistes de diverses obédiences, situationnistes, etc. Au sérieux révolutionnaire des uns s’oppose l’humour contestataire des autres ; les uns entendent « accélérer le cours de l’histoire », tandis que d’autres voudraient arrêter le temps et (se) poser des questions sur le sens de la vie. De fait, si Mai 68 se transforme un moment en crise généralisée, c’est parce qu’il est à la fois le révélateur et l’accélérateur de changements profonds des valeurs et des normes. Car il ne faut pas réduire l’événement à sa façade gauchiste. Mai 68 révèle la distorsion qui s’est instaurée entre d’une part le système d’autorité et de valeurs hérité des générations précédentes et d’autre part les comportements et valeurs qu’adoptent ou veulent adopter les générations nées pendant l’aube des Trente Glorieuses.

 

Sans ignorer bien entendu la portée sociale de Mai-juin 1968, nous avons choisi de nous intéresser aux institutions qui forment la jeunesseNon pas seulement aux universités, mais aussi les autres institutions éducatives que sont les lycées, les écoles normales et les écoles primaires. Tout autant qu’à la jeunesse (supposée) contestataire, ce sont donc aussi les structures d’enseignement qui seront l’objet de notre recherche : il s’agit de savoir si ces structures ont été affectées par l’agitation de la jeunesse, mais aussi de comprendre comment leur évolution a pu éventuellement, par la suite, contribuer à répandre les idées et les pratiques du printemps de Mai. Ne pas se focaliser sur un secteur d’enseignement, et a fortiori sur les seules universités, constitue une approche conforme à notre vision de la crise de Mai comme crise culturelle globale. Bien entendu, cette approche concerne tout autant l’enseignement public que l’enseignement privé, important à Lyon.

Le regard doit aussi être porté vers d’autres institutions éducatives telles que les conservatoires, l’école des beaux-arts, ou encore les MJC. On sait en effet à quel point Mai 68 a été un moment d’intense créativité culturelle, en même temps qu’une réflexion sur le sens de la culture et sur ce que la culture pouvait apporter à la société. Plus largement, les milieux de l’éducation populaire comme ceux de la formation des adultes devront faire l’objet d’analyses, toujours au regard des spécificités régionales.

Évoquer ces établissements scolaires, universitaires et culturels doit permettre de ne pas omettre des lieux institutionnels moins étudiés, voire pour certains un peu négligés par l’historiographie : l’enseignement technique, les écoles normales, l’enseignement primaire, leurs maîtres et leurs syndicats. Mais cela ne signifie évidemment pas que l’on se propose de réaliser une histoire institutionnelle : le moment 68 est d’abord un morceau de vie de femmes et d’hommes, une aventure ou un drame, en tout cas un moment souvent intense, dont il importe de retracer non seulement les événements marquants, mais aussi la façon dont il a été perçu et ressenti. Cette optique doit conduire à une étude de la mémoire du moment 68 sur le temps moyen.

Ne pas réduire l’analyse à une histoire institutionnelle, c’est aussi s’attacher à pratiquer une histoire « au ras du sol » pour mettre au jour des mutations concrètes dans les pratiques et les modes de relations entre les individus. Il importe de savoir comment ces changements ont été reçus et de s’intéresser aux phénomènes d’imprégnation des normes et valeurs nouvelles. De ce point de vue, la dimension du genre doit être présente à tous les niveaux d’analyse.

Les études seront effectuées sur l’échelle d’une agglomération urbaine, le lyonnais. Ce regard permettra de sortir du tropisme parisien qui affecte trop souvent les études sur le moment 1968, ou du moins le Mai 68 lycéen et étudiant. Il conduira à se demander quelles sont les spécificités locales. Comme l’écrit B. Gobille, « le local n’est pas une simple déclinaison du national ». Des comparaisons pourront être établies dans un cadre régional, en portant le regard notamment sur les cas grenoblois et stéphanois et en s’interrogeant sur la constitution d’éventuels réseaux, en particulier régionaux.

C’est pourquoi cette recherche devra prendre appui sur des sources diverses : fonds d’archives publiques (archives nationales, archives départementales, archives municipales), presse, mais aussi sources orales, essentielles pour indiquer des changements concrets ayant pu échapper au regard des autorités chargées d’établir des rapports à l’intention des ministres de l’Intérieur et de l’Éducation nationale. La quête de témoignages constituera donc une part importante de cette recherche. Une version numérique des entretiens réalisés pourrait d’ailleurs être mise en ligne. Dans tous les cas, c’est un vécu humain qu’il importe de chercher à mettre au jour, en espérant éviter, grâce au croisement des sources, le danger que fait courir la recomposition des souvenirs.

 

Quatre axes de recherche seront privilégiés pour les communications

 

I- Contestations

 

La contestation estudiantine pendant le moment 1968 a été et est restée sous le feu de projecteur des médias. Ceux-ci cependant s’en rapportent généralement au seul cas parisien. La ville de Lyon constitue un autre grand pôle universitaire sur lequel il convient de porter le regard, sans négliger d’établir des comparaisons avec d’autres universités (en particulier Saint-Etienne et Grenoble). L’ancienneté, la taille, l’importance des diverses facultés ont-elles joué dans l’intensité ou le caractère marginal des contestations ? Le caractère récent d’une université a-t-il donné à ses structures et aux modes de relation entre ses acteurs un caractère moins figé, ou bien sa situation d’université en construction a-t-elle au contraire incité ses usagers à chercher à orienter son cours ? Par ailleurs, dans les universités, l’agitation n’a pas concerné seulement les étudiants, mais aussi une partie du corps enseignant. Dans une Université récente la jeunesse du corps enseignant a-t-elle facilité des convergences avec les étudiants ? D’autres alliances ont-elles été nouées ? Le corps enseignant s’est-il divisé selon l’âge et la position institutionnelle, ou bien les divergences furent-elles avant tout de nature idéologique ? Quelle fut la spécificité des jeunes IUT ? Dans un contexte de prise de parole collective, des jonctions ont-elles été opérées entre les mouvements qui émergent ou se développent dans les universités et ceux qui se produisent dans les institutions éducatives telles que les conservatoires ou les écoles des beaux-arts ? Il importe par ailleurs d’autant plus de se pencher sur les rencontres qui eurent lieu entre d’une part des étudiants et des lycéens et d’autre part des ouvriers qu’est souvent diffusée dans le grand public l’idée que ces rencontres auraient été un échec.

Pour l’étude des CAL, il importe en particulier d’établir une chronologie fine, afin de savoir si certains comités sont apparus, comme à Paris, avant le mois de mai, ou si au contraire la plus grande partie se sont formés après Mai, en échos aux événements de la capitale. Peut-on repérer des constantes, voire des liaisons entre les différents comités de la région ? Comment ont réagi les professeurs ? Quelles furent les relations entre les CAL et les syndicats enseignants ? Y eut-il des points de rencontre entre les AG lycéennes et les motions syndicales ou intersyndicales, ou bien chaque groupe mène-t-il son action de façon séparée ? Y eut-il une mobilisation spécifique des élèves des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) ?

L’agitation dans les écoles normales d’instituteurs et d’institutrices ne doit pas être négligée. Une contestation a-t-elle préexisté aux événements de Mai, qui auraient alors catalysé le désir de changement ? Il faudra bien sur distinguer selon les lieux, où des traditions diverses peuvent avoir été établies. Dans l’apparition sur la scène publique des normaliens et des normaliennes, il sera nécessaire d’opérer aussi une distinction selon l’âge des élèves, entre ceux qui préparent le baccalauréat et ceux qui suivent une formation professionnelle. S’impose également la comparaison entre les écoles normales de filles et celles de garçons.

On se penchera également sur la grève enseignante et sa mémoire. On se demandera s’il y eut des jonctions entre le monde enseignant (et le monde étudiant) et les milieux ouvriers.

 

II- Mutations

La question est de savoir quelles ont été les répercussions de l’agitation de Mai. Les transformations induites sont-elles uniquement la conséquence des réformes décidées à l’échelle nationale, ou bien répondent-elles aux aspirations qui s’étaient fait jour localement ? Un tel questionnement conduit à se demander comment les acteurs se sont emparés des possibilités offertes par les réformes. Concernant les universités, il importe en particulier de se pencher sur l’implication des acteurs au cours des diverses AG, puis consultations électorales qui ont suivi la loi E. Faure, jusqu’à l’élection des premiers présidents, et de mettre au jour les débats et le processus de constitution des UER.

On doit également se demander dans quelle mesure a été concrètement modifié le climat dans les établissements scolaires et universitaires, quels changements sont intervenus dans les modes de relation et dans l’organisation pédagogique. Les revendications étudiantes et lycéennes ont-elles été satisfaites ? Les enseignants ont-ils modifié leurs pratiques ? Cette enquête doit évidemment être menée à tous les niveaux d’enseignement. Des recherches concrètes sur l’organisation matérielle de la classe ou l’implication des lycéens et de l’administration dans la création des foyers socio-éducatifs (FSE) devront être menées.

 

III- Résistances

Contestations et réformes n’ont pas été vues par tous d’un œil favorable. Une opposition conservatrice (étudiante et enseignante) s’est rapidement manifestée contre les « excès de Mai », voire contre son projet de « subversion sociale ». Il importe de ce point de vue de distinguer entre le niveau politique et le niveau pédagogique : un individu ou un groupement peut être favorable à la contestation idéologique, mais s’avérer réticent dès lors qu’il s’agit des réformes pédagogiques, que ce soit celles réclamées par le contestataires ou celles proposées par Edgar Faure en 1968-1969.

Des distinctions sont nécessaires entre des résistances qui vont de la simple réticence au refus catégorique, de la défiance à l’hostilité active. En tout cas, l’hostilité à Mai 1968 ne doit pas être réduite à un affrontement entre gauchistes et militants d’extrême droite, même si cette dimension doit aussi être étudiée dans le contexte régional. Du point de vue politique et idéologique, il importe d’étudier le paysage avant la crise de Mai et de voir comment, localement, il a pu être transformé.

Ces résistances ont pu être celles d’individus comme elles ont pu être celles de groupements organisés. N’oublions pas que certains groupements sont nés de l’hostilité aux événements de Mai 1968, comme la CNGA dans le second degré, ou l’UNI dans l’enseignement supérieur. Quelles furent leur influence et leur activité à Lyon et dans sa région ? Le cas des enseignants, en particulier du supérieur, doit être étudié en marquant bien la complexité des cas individuels, et en tenant compte de leur trajectoire antérieure.

 

IV- Trajectoires

Qu’elle soit estudiantine, lycéenne ou normalienne, l’agitation de Mai et des mois qui ont suivi doit être considérée dans sa diversité, en mettant en évidence le rôle des meneurs, donc de certaines personnalités, mais aussi en étudiant l’attitude de leurs camarades, de leur degré d’implication (ou d’indifférence), voire leur opposition. À côté d’une minorité d’activistes,  on doit considérer les « piétons de Mai », pour reprendre l’expression de Jean-François Sirinelli. Cette attention portée aux acteurs ne doit pas se limiter aux « événements » de Mai : leurs trajectoires sociales et politiques devront être étudiées sur le long cours. Même si son ampleur a été imprévue, la crise de Mai ne naît pas du néant, et il importe de retracer la trajectoire des acteurs avant les événements de Mai. Une montée de la contestation se faisait-elle déjà sentir, en particulier dans les universités, mais aussi dans les écoles normales ? Des figures avaient-elles déjà émergé, qui seront ensuite parmi les leaders de la contestation en Mai ?

Il convient aussi de s’intéresser à la trajectoire ultérieure des acteurs de Mai. Cet aspect est d’autant plus important que des lieux communs sont aujourd’hui propagés, à partir d’exemples essentiellement parisiens, qui font des militants de Mai les parangons des « bobos » libéraux-libertaires. Dans la lignée des travaux de Julie Pagis, l’étude des trajectoires ne doit pas être limitée aux leaders. Le moment 1968 a été vécu de multiples manières par ses participants. Et il a fait surgir des mémoires plurielles.

 

 

Orientations bibliographiques

Paul Ariès, « Requiem pour un syndicalisme lycéen. L’UNCAL à Lyon entre 1973 et 1979 », Le mouvement social, n°168, 1994/3, p. 107-136.

Frédéric Astier, « Le mouvement libertaire à Lyon, 1964-1974 », mémoire de maîtrise, sous la direction de Xavier de Montclos, Université Lyon 2, 1990.

Philippe Artières, Michelle Zancarini-Fournel (dir.), 1968, une histoire collective (1962-1981), Paris, La Découverte, 2008.

Jérôme Aust, « Des facultés aux universités : appliquer la loi Faure à Lyon (1968-1973) », in B. Poucet et D. Valence (dir.), La loi Faure. Réformer l’université après 1968, Rennes, PUR, 2016, p. 167-175.

Denis Barbet, « Mai-juin 68 comme “révélateur“ : le cas de la FEN », in R. Mouriaux, A. Percheron, A. Prost et D. Tartakowsky (dir.), 1968. Exploration du Mai français, t. 2 : Acteurs, Paris, L’Harmattan, 1992, p. 91-110.

Françoise Bayard et Bernard Comte, L’Université Lyon 2 : 1973-2004, Lyon, Presses universitaires de Lyon, 2004.

Bruno Benoît, Christian Chevandier, Gilles Morin, Gilles Richard et Gilles Vergnon, À chacun son Mai ? Le tour de France de mai-juin 1968, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2011.

Pierre Benoist, Une histoire des IUT, Paris, Classiques Garnier, 2016.

Daniel Bertaux, Danièle Linhart, Béatrix Le Wita, « Mai 68 et la formation de générations politiques en France », Le Mouvement social, n°143, avril-juin 1988, p. 75-89.

Guy Brucy, Histoire de la FEN, Paris, Belin, 2003.

Agnès Callu (dir.), Le Mai 68 des historiens : entre identités narratives et histoire orale, Villeneuve-d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2010.

Jacques Capdevielle et René Mouriaux, Mai 68, l’entre-deux de la modernité, histoire de trente ans, Paris, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 1988.

Nicolas Carboni, L’agitation lycéenne et étudiante de l’après-mai 1968 à 1986. Du cadre national à l’exemple clermontois, doctorat, histoire, sous la direction de Mathias Bernard, Université Clermont-Ferrand 2, 2012.

Gérard Chauvy, Lyon, les années 1960, Châtillon-sur-Chalaronne, Éd. la Taillanderie, 2005.

Véronique Coquard, L’évolution de la jeunesse étudiante chrétienne universitaire à Lyon de 1945 à 1965, mémoire de maîtrise, Université Lyon 3, 1985.

Alain Dalançon, Histoire du SNES, t. 2 : Les années tournant (1967-1973), Paris, IRHSES, 2007.

Dominique Damamme, Boris Gobille, Frédéric Matonti, Bernard Pudal (dir.), Mai-juin 68, Paris, Éditions de l'Atelier, 2008.

Dans la foulée de mai-juin 68, les luttes des années 1970 : actes de la 4e journée d’études-séminaire sur la CFDT Rhône-Alpes en mai 68, 25 novembre 2016, Lyon, Archives départementales du Rhône et de la Métropole de Lyon/CFDT, 2017.

Geneviève Dreyfus-Armand, Robert Frank, Marie-Françoise Lévy, Michelle Zancarini-Fournel (dir.), Les années 68. Le temps de la contestation, Bruxelles, Complexe, 2000.

Didier Fischer, L’histoire des étudiants en France de 1945 à nos jours, Paris, Flammarion, 2000.

Jacqueline Freyssinet, « La nouvelle génération étudiante à Grenoble, essai de typologie », Revue française de science politique, 1971, vol. 21, n°5, p. 1010-1044.

Anaïs Gérard, L'UNEF à Lyon de mai 68 à la scission de 1971 : histoire politique de l’UNEF à Lyon à la fin des années 1960, mémoire IEP de Lyon, sous la direction d’Yves Lequin, IEP de Lyon, 1998.

Anaïs Gérard, l’AGEL-UNEF de 1945 à 1968, mémoire de DEA, Université Lumière Lyon 2, sous la direction d’Yves Lequin, 1999.

Boris Gobille, Mai 68, La Découverte, coll. « Repères », 2008.

Jacques Guigou, « Mai 68 à Lyon », Temps critiques, hors-série, mai 2008.

Jacques Guigou et Jacques Wajnsztejn, « Le mouvement 68 à Lyon », in Mai 68 et le Mai rampant italien, Paris, L’Harmattan, 2008, p. 157-168.

Institut régional CGT d’histoire sociale, 1968 en Rhône-Alpes, Lyon, Institut CGT d’histoire Rhône-Alpes, 1998.

Alain Khim, Mai-juin 1968 à Grenoble vu à travers les tracts, mémoire de 2e cycle, IEP de Grenoble, 1970.

La CFDT Rhône-Alpes en mai-juin 68. Actes de la première journée d’études-séminaire, 29 novembre 2013, à l’Institut d’études politiques de Lyon, Lyon, CFDT, 2014.

La CFDT en mai-juin 1968 à Lyon et en Rhône-Alpes : les manifestations, la place et le rôle des femmes : 2e journée d’études-séminaire, 28 novembre 2014, à l’ENS de Lyon, Lyon, CFDT, 2015. [co-production entre le laboratoire Triangle et la CFDT]

Jean-Philippe Legois, Alain Monchablon, Robi Morder (dir.), Cent ans de mouvement étudiant, Paris, Syllepse, 2007.

Didier Leschi, Contribution à l’étude des mouvements lycéens, mémoire de maîtrise, histoire, Université Paris 10, 1989.

L’intelligence d’une ville : vie culturelle et intellectuelle à Lyon entre 1945 et 1975. Mai-juin 1968 à Lyon. Actes de la rencontre proposée le samedi 26 avril 2008 à la Bibliothèque municipale de Lyon, sous la direction de Michelle Zancarini-Fournel, Lyon, Bibliothèque municipale de Lyon, 2008.

Jean Loignon, Les lycéens de Grenoble de 1971 à 1975, un mouvement ?, TER, histoire, Grenoble 2, sous la dir. de J. Machu, 1976.

Mai 68 à Lyon : exposition du 8 avril au 28 juin 2008, Bibliothèque municipale de Lyon[commissaire scientifique de l’exposition : Michelle Zancarini-Fournel], Lyon, Bibliothèque municipale de Lyon, 2008.

Olivier Marchesi, Lyon en Mai 68, mémoire de l’IEP de Lyon, sous la direction de Bruno Benoît, 1998.

Michel Margairaz et Danielle Tartakowsky (dir.), Mai 68, entre libération et libéralisation : la grande bifurcation, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2010.

LilianMathieu, « Les manifestations en mai-juin 1968 », in D. Damamme, B. Gobille, F. Matonti, B. Pudal (dir.), Mai-juin 68, Paris, Éditions de l'Atelier, 2008, p. 195-206.

Mémoire de 68. Guide des sources d’une histoire à faire, Verdier, 1993.

Robi Morder, Les comités d'action lycéensCahiers du Germe, n° 22-23-24, 2002.

Julie Pagis, Mai 68, un pavé dans leurs histoires. Événements et socialisation, Paris, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 2014.

Vincent Porhel et Michelle Zancarini-Fournel (dir), « 68’, révolutions dans le genre ? », Clio, Histoire, Femmes et Sociétés, n°29, 2009.

Jean-François Potton, La politique à l’université : étude des tracts étudiants diffusés à l’UER des lettres et Sciences humaines de Saint-Étienne de 1969 à 1972, maîtrise d’histoire, Université de Saint-Étienne, sous la dir. de Guy Jacob et de Jean Merley, 1973.

Antoine Prost, Éducation, société et politiques. Une histoire de l’enseignement de 1945 à nos jours, Paris, Le Seuil, 1997.

Antoine Prost, Du changement dans l’école. Les réformes de l’éducation de 1936 à nos jours, Paris, Le Seuil  2013.

Françoise Reverbel et Joëlle Turin, Du lycéen à l’étudiant. Évolution de la classe terminale à la 2e année de faculté. Essai d’analyse sociologique d’après l’enquête sur la nouvelle génération étudiante à Grenoble en 1969, mémoire IEP de Grenoble, 1970.

André Robert, L’école en France de 1945 à nos jours, Grenoble, Presses universitaires de Grenoble, 2015.

Jean-François Sirinelli, Mai 68, l’événement Janus, Paris, CNRS Éditions, coll. « Biblis », 2013.

Anne-Marie Sohn, Âge tendre et tête de bois : histoire de la jeunesse des années 1960, Paris, Hachette, 2001.

Xavier Vigna et Jean Vigreux, Mai-juin 1968 : huit semaines qui ébranlèrent la France, Dijon, Presses universitaires de Dijon, 2010.

Claude Zaidman, Le mouvement lycéen en Mai 1968, doctorat de 3e cycle, sciences de l’éducation, sous la direction de Viviane Isambert-Jamati, Université Paris V, 1978.

 

Comité scientifique

Sophie Béroud (MCF, Triangle, Université Lyon 2), Christine Boyer (directrice de la Bibliothèque Diderot de Lyon), Brigitte Carrier Reynaud (MCF, EVS-ISTHME, Université de Saint-Étienne), Pierre Chamard (responsable de la mission archives de l’Université Lyon 2), Catherine Fillon (PU, Centre Lyonnais d’Histoire du Droit et de la Pensée Politique, Université Lyon 3), Boris Gobille (MCF, Triangle, ENS de Lyon), Françoise Lantheaume (PU, ECP, Université Lyon 2), Françoise Laot (PU, CEREP, Université de Reims Champagne-Ardenne), Jean-Noël Luc (PU, Centre d’histoire du XIXe siècle, Université Paris-Sorbonne), Lilian Mathieu (Directeur de recherche, CNRS, Centre Max Weber, ENS de Lyon), EmmanuellePicard (MCF, LARHRA, ENS de Lyon), Vincent Porhel (MCF, LARHRA, Université Lyon 1/ESPE), Bruno Poucet (PU, CAREF, Université d’Amiens), André Robert (PU, ECP, Université Lyon 2), Jean-Yves Seguy (MCF, ECP, Université de Saint-Etienne), Yves Verneuil (PU, ECP, Université Lyon 2), Michelle Zancarini-Fournel (PU, LARHRA, Université Lyon 1).

 

Comité d’organisation

Christine Boyer (Diderot de Lyon), LilianMathieu (ENS de Lyon), Vincent Porhe (ESPE de Lyon), Yves Verneuil (Université Lyon 2).

 

Modalités de soumission

Les propositions de communication sont attendues pour le 15 février 2018. Elles devront concerner Lyon et son agglomération ; les propositions concernant Grenoble et Saint-Étienne et ayant une optique comparative seront également prises en compte.

Les propositions comporteront environ 3 000 signes. Elles comprendront un titre provisoire et devront préciser l’objet d’études, l’aire et la période considérée, la méthodologie de recherche adoptée ainsi que les sources mobilisées. Elles sont à envoyer à Yves Verneuil (yves.verneuil@univ-lyon2.fr).

Elles devront également comporter les éléments suivants : nom et coordonnées du ou des auteurs, institution (s) de rattachement, fonctions occupées. Elles seront examinées (anonymisées) par deux membres du comité scientifique. Un avis sera envoyé aux auteurs entre le 15 et le 30 mars.

Une publication chez un éditeur universitaire est prévue.